Ici un petit topo sur mes lectures en cours, celles que vous pouvez voir affichées sur la sidebar dans le petit iPad, et les anciennes que vous auriez ratées. Quand j’ai le temps, un petit topo, sinon un lien vers un billet que je trouve représentatif du livre. N’hésitez pas à me donner votre avis !

1.

C’est un livre que j’ai commencé pour me couper de mes lectures habituelles plus sombres et prenantes (thrillers et autres polars), et pour renouer avec l’univers des super-héros que j’aime bien. Je me suis rendue compte en chemin qu’il est moins « guilleret » que son titre (accrocheur) ne le laisse penser (plutôt triste en fait), et j’aurais aimé qu’il parle de plus de super-héros, mais non (on y trouve l’homme caoutchouc, Batman et Robin, Mystique, les frères De Villa, Superman, mais hélas pas Wolverine).
Pas d’aventures héroïques ici, juste des histoires du quotidien.

Voilà le lien vers une critique des Inrocks qui correspond à ma vision du livre :
http://www.lesinrocks.com/2011/01/22/livres/a-quoi-ressemble-la-vie-sexuelle-des-superheros-1120892/.

 

 ☁ 

2.

Bon, je n’ai toujours pas repris le chemin de mes livres de prédilection -mais je crois en avoir trop avalé et de plutôt éprouvants- et j’ai continué sur ma lancée de « lectures du quotidien ». C’est un peu idiot ce que je dis, tout se lit au quotidien bref, ce que je veux dire c’est que celui-là est plus de l’ordre du « vite lu ». Et raconte une histoire du quotidien. L’amour, la séparation, l’amour, tout ça. Toujours pas gai et folichon non plus, mais en même temps, ce n’est pas le sujet ; pour celles et ceux qui cherchent à lire des histoires de désillusion et de phrases désabusées sur l’amour et le mariage (je rappelle juste que l’histoire commence sur une séparation…).
Des petites citations pour la route :
« Les garçons comme moi, qui se sont trouvés moches dans leur enfance, sont en général tellement étonnés d’arriver à séduire une jolie fille qu’il les demandent un peu vite en mariage. La suite n’est pas d’une folle originalité ; disons, pour ne pas entrer dans les détails, que nous nous sommes installés dans un appartement un peu trop petit pour un si grand amour. »
 » Le mariage, c’est du caviar à tous les repas : une indigestion de ce que vous adorez, jusqu’à l’écoeurement. »

 

 ☁ 

 

3. Justice imminente est un thriller efficace et glaçant, parce qu’il se base sur des faits qui peuvent arriver à tout le monde, et qu’il montre également l’après, la reconstruction et le quotidien d’une victime. On voit aussi les rouages du système judiciaire et pénal américain, et le suspens est à la hauteur (on ne découvre pas les ficelles au bout de trois chapitres, quoi).
Il parle d’une étudiante agressée un soir chez elle, et d’agresseurs impunis (ou qui se croient impunis), d’affrontement, et tous les ingrédients du thriller classique sont au rendez-vous : frisson, énervement, enquête et équipe de choc, légiste et conflits d’intérêt, et l’amour qui attend au tournant.
J’ai bien aimé et j’ai été un peu frustrée aussi, car il est tellement prenant que je l’ai vite terminé et c’est presque dommage.

 ☁ 


4. Je relis Miso Soup de Murakami : un jeune guide tokyoïte conduit un gaijin américan dans le dédale des quartiers roses ; c’est une histoire entre deux êtres a priori radicalement différents, sur fond crimes et de questionnement sur l’identité et l’âme japonaises, loin des clichés « attendus » sur le pays et ses habitants. Un peu difficile à démarrer, mais une fois qu’on est pris dans l’histoire, difficile de le lâcher.

 ☁ 


5. Seul le silence est un roman qui parle de la vie dans Amérique du Nord des années 1930, puis 40, dans des petits comtés loin des grandes villes, avec des maisons en bardeaux, des granges et des champs, des shérifs et des enfants : des enfants qui grandissent et font avec les aléas de la vie, et des petites filles qui disparaissent : une, deux, cinq. La guerre en Europe prend de l’ampleur, et ses tensions se répercutent de l’autre côté des mers, en Amérique, même dans des petites villes rurales.
C’est un beau roman qui allie l’écriture, l’histoire et le thriller.

 ☁ 


6. Chasseur de têtes relève plutôt de l’action. A première vue ce n’est pas le genre d’histoire que j’aurais choisie spontanément, mais comme je déteste ne pas terminer ce que je lis, à moins que le style soit imbuvable (et ce n’est ici pas le cas), j’ai donc plongé dans la vie et les mésaventures de Roger Brown, le meilleur chasseur de têtes pour grandes entreprises cotées. A l’image d’un anti-James Bond, propre sur lui et efficace, en parallèle de son activité de recruteur, il joue les gentlemen cambrioleurs d’oeuvre d’art. Evidemment, ça ne pouvait que mal tourner. La suite est prenante, et la fin astucieuse.

 ☁ 

7. Droit dans les yeux est le genre d’histoire qu’on attend quand on ouvre un polar : une ou des intrigues, si possibles pas faciles à démêler dès le chapitre 2 (bien sûr que ça arrive !), des personnages attachants et une enquête efficace avec un soupçon d’impatience (on va l’attraper à temps ou pas, ce tueur ?). Et, le petit détail humoristique (bon c’est pas un livre de blagues non plus hein !) : les références à Snoopy et ses amis. Si -et sur une scène de crime, c’est pas très hilarant. Divertissant (enfin, pour les amateurs de polars).

 

 ☁ 

8. En ce moment, faute à la série qui prend trop de temps à enchaîner, je me console en lisant la saga du Trône de Fer de George Martin, et après le prélude et les deux premiers, j’en suis au tome 3, La Bataille des Rois. Les livres sont bien entendus plus complets que la série, et plus explicites au niveau des sentiments et réflexions des personnages. Cela dit, la série est le reflet fidèle du papier, notamment concernant les dialogues (mais bon, en même temps l’auteur est également réalisateur). En revanche la version que je lis (initiale, pas celle rééditée après le lancement de la série) ne suit pas exactement le déroulement des épisodes (pour les découpages des tomes). Il faut aimer cet univers historico-fantasy, mais je passe un bon moment dans ces livres !

 ☁ 

10. Je n’avais jamais lu de Vargas avant L’homme à l’envers, et je n’ai découvert qu’après qu’il existait un film basé sur la fiction. C’est donc en pleine campagne, au milieu des bergeries, que j’ai fait la connaissance du commissaire Adamsberg. Lui, et le trio central du polar : une fille décontractée et têtue, un vieux berger qui distille son vin blanc à gouttes mesurées comme une potion magique, et un jeune garçon qui connaît le dictionnaire par coeur. Tous sont à la recherche du loup-garou qui sème la terreur et assassine des gens, dans le pays des moutons. C’est bizarre, mais j’ai bien aimé.
Je ne sais pas si les autres de la série Adamsberg sont aussi bien, un jour je réessayerai, mais celui-là m’a beaucoup plu.

 ☁ 


11. L’intrigue initiale de Cette nuit-là est curieuse, et je me suis vite prise au jeu des devinettes et autres pronostics personnels. Une ado rebelle qui fait le mur pour sortir une nuit, qui se fait remonter les bretelles par ses parents puis va se coucher toute embrumée d’alcool. Et au matin, plus personne. Pas de trace de son frère au lycée, de ses parents à leur travail. Personne. La police est appelée, mais on ne sait pas ce qui s’est passé. Flash-back, rewind, l’histoire navigue entre souvenirs familiaux et présent pour tenter de dénouer le mystère. C’est très prenant et on ne s’ennuie pas tellement, mais je ne vous raconterai pas la fin, qui m’a quand même un peu déçue (mais je suis exigeante, peut-être, ou alors je me suis fait trop d’histoires).

 ☁ 

12. Ce livre, que je ne connaissais que de nom, fait partie de mes préférés. L’élégance du hérisson est un ovni, une petite parenthèse littéraire très agréable, aux personnages attachants et drôles, comme j’aime en croiser dans les romans.
Les deux héroïnes sont Renée, une concierge férue de lettres qui tient à rester incognito et laisser penser aux gens qu’elle est inintéressante et stéréotypée. Et Paloma, fillette caustique et surdouée, qui tient à ce que les gens la laissent tranquille, et devant l’inanité de la vie, préfère en finir, un jour.
Puis elles se rencontrent. Et nous font rencontrer une galerie de personnages dont on rit, qui nous énervent, qui nous plaisent aussi, bref, des histoires d’escaliers et d’immeuble parisien.
Un grand moment, vraiment !

 

 ☁ 

13. Pour casser un peu la routine de lecture, et pour lire quelque chose de léger et agréable, L’amour à Versailles est tout indiqué ; écrit par un maître jardinier de Versailles, cet ouvrage, volontiers vert-galant, brosse l’histoire du lieu à travers les règnes successifs, avec comme point d’orgue les jardins.

Construit par un roi amateur de chasse comme un havre de tranquillité virile, devenu un terrain de jeux galants et un hommage aux favorites en titre, puis un symbole de libertinage où les dédales de verdure abritaient et favorisaient les chassés-croisés amoureux, les curieux d’Histoire trouveront de quoi assouvir leur envie de potins royaux. Bien écrit, plaisant à lire : rien à (re)dire.

 ☁ 


14. Un roman qui se lit comme la fresque de toute une vie, De la part de la princesse morte  nous conduit à travers le monde et les ans, depuis l’opulence des palais orientaux aux palais indiens et aux fastes parisiens.
C’est à travers les yeux d’une petite sultane turque, que l’on voit grandir et qui assiste au déclin du sultanat ottoman, puis est contrainte à l’exil, que se tournent ces pages d’Histoire.
Étrangère, exilée, musulmane et maharani, mais toujours fière et libre, désireuse d’améliorer la condition des siens et de sauvegarder son indépendance.
Certains personnages sont des piliers du roman, que l’on perd puis retrouve au fil des pages : ainsi l’eunuque, qui nous livre la clé de l’histoire.
C’est à Paris sous l’occupation que s’achève ce long voyage.
J’ai beaucoup aimé ce roman historique dépaysant, et j’y ai appris beaucoup de choses.

 ☁ 


13. Juste une ombre de Karine Giebel, est un policier / suspens français, qui joue sur la paranoïa d’une femme qui se sent épiée et harcelée, contre l’avis de tous. Intrigue aux ficelles classiques et aux personnages archétypaux : l’héroïne fragile, le type dénué d’empathie, le duo de copines ambivalent, le policier brutal au cœur d’or… ; mais on ne peut s’empêcher de vouloir continuer jusqu’au bout, pour voir si nos pronostics sont bons ou pas. C’est une lecture sympathique et agréable, pas du tout prise de tête.

 ☁ 

14. Trilogie Andrew Taylor (le Jugement des étrangers, l’Office des morts, les Quatre fins dernières)

Dans cette trilogie aux relents de mystère médiéval, je me suis plus attachée aux personnages qu’aux sombres machinations mêlant les deux familles centrales, les Byfield et les Appleby.
Sur une toile de fond qui mêle prêtrise anglicane, convenances et résurgences aristocratiques, poète fou, histoires d’amour et de séparation,  les crimes se succèdent crescendo : animaux mutilés, morts accidentelles, amours risquées, espionnages agressifs… Qui veut quoi et pourquoi ?
Bien qu’il soit précisé que les trois tomes puissent être lus séparément, ce faisant on perd en finesse et en richesse : car ils s’éclairent les uns les autres, et les personnages gagnent en profondeur à la lecture du panorama complet.
En trois volumes, et trois époques, on découvre des secrets de famille dangereux, qui couraient d’un livre à l’autre, et j’aime cette sensation d’omniscience finale, une fois que tous les voiles sont levés !

 ☁ 

 

15. Ma dernière lecture, bien qu’intéressante, a été ardue. La fabrique des enfants parfaits, une enquête sur ces Français nés dans les maternités SS, est un document fourni et instructif sur la tentative de concrétisation de l’eugénisme nazi et son idée de créer une race aryenne. A cet effet, une cellule dirigée par Himmler a mis en place (en Allemagne, en Belgique et en France) des Lebensborn, ou maternités sous contrôle nazi : infirmières spécialisées et pouponnières modernes (ou du moins, autant que faire se peut pendant la guerre) étaient chargés d’accueillir les mères sélectionnées, et de s’occuper des bébés, divisés en deux catégories : ceux de passage, nés de couples généralement franco-allemands, dont les mères françaises ou belges accouchaient en toute discrétion puis repartaient avec leur bébé, et ceux destinés à rester dans la pouponnière, abandonnés par leurs génitrices dans un contexte difficile. Avec la fin de la guerre, les traces des projets nazis ont été effacées à la hâte et dans la confusion, tous les bébés ont été regroupés, récupérés par la Croix-Rouge et placés en adoption. L’historien, qui en a rencontré une quinzaine, retrace le parcours de ces enfants de la DDASS du Nord de la France, à la recherche de leurs origines, et leur surprise (le mot est faible) de se découvrir enfant de SS. Foisonnant et riche en documents, dialogues, récits, l’ouvrage n’en demeure pas moins (à mon sens) difficile à lire.

 

 

2 Comments

  1. Paul
    16 août 2012

    Bon courage et continue toujours de surprendre tes lecteurs

    Reply
    • k.
      2 septembre 2012

      Merci !

      Reply

Leave a Reply