Tramages, making of

Bonjour !
Aujourd’hui un petit billet « making of » sur une technique qui m’a posé pas mal de questions : le « tramage ». C’est une technique d’ombrage en pointillés que j’ai apprise il y a longtemps (dans un pays fort-fort-lointain lol) au conservatoire notamment, mais qui se retrouve surtout dans les oeuvres de Bobby Holcomb, un artiste qui m’a beaucoup marquée (et auquel je dois mes premières velléités artistiques d’adolescence).
Or donc,  c’est une technique très sympathique quand elle est maîtrisée mais c’est aussi très difficile aussi je m’y entraîne beaucoup dans mes illustrations. Je vous fais ici un petit making of d’une illustration fort à propos, d’une marquisienne (on reste dans le contexte).

Partie d’un crayonné rapide et pas trop détaillé que voici (désolée pour les photos pourries mais la seule solution que j’ai trouvée pour garder une trace entre chaque étape est de mitrailler à coup d’iphone)…

Je commence à encrer au feutre fin avec un buvard de fortune (une carte postale ou un papier assez épais qui ne risque pas d’abîmer ce qui se passe en-dessous), de gauche à droite (puisque je suis droitière) et de haut en bas. C’est aussi l’étape où on a envie de tout déchirer parce qu’on s’est trop lâchée sur le pointillage et qu’on est, du coup, obligée de tout repointiller partout pour harmoniser. Voilà.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

On a donc finalement une illu entièrement encrée toute propre et bien plus jolie et détaillée que le croquis de départ (les fioritures venant en fioriturant, cqfd), qu’il va falloir scanner (l’étape que je déteste le plus, je crois, et qui me met de « bonne » humeur pour les heures à venir). C’est également en regardant le résultat de l’encrage final, qu’on voit aussitôt les défauts qui se cachaient pendant, et qu’on aurait pu rectifier avant. Bien sûr.

Commence alors l’épreuve de la mise en couleur. Et les dérives qui vont avec. Et le doute. Par exemple sur cette illustration, il y a deux version colorées : une plus vive, que voici, faite en premier :

Et une autre, refaite depuis le début (sous le  fallacieux prétexte que la première me piquait les yeux), en mise en couleur style aquarelle -couleurs délavées et très sobres qui mettent en valeur le trait et les ombres ; c’est celle que j’ai retenue :

Après, c’est peut-être sûrement une question de goût ! laissez-moi votre avis ?

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Bonne journée !

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